Vermont libre

Ben & Jerry’s est originaire du Vermont aux État-Unis. Cet État est si singulier que « la plupart des Américains considèrent les habitants du Vermont comme des Canadiens qui ne s’assument pas » (sic).

Historiquement de tendance progressiste, le Vermont s’est démarqué du reste des États-Unis dès 1777 par l’abolition de l’esclavage, puis de la peine de mort en 1964, et récemment avec une union civile homosexuelle garantissant des droits équivalents à ceux du mariage.

Le Vermont est aussi connu pour sa politique active de protection de l’environnement. Le programme Efficiency Vermont permet notamment aux particuliers et aux entreprises d’être conseillés afin de réduire leurs dépenses énergétiques. Vous ne rêvez pas, cela se passe bien au pays des suburbans et du gallon d’essence pas cher.

Si Ben et Jerry sont certainement nés pleins de bonnes intentions, évoluer dans un contexte si positif a probablement renforcé leur foi en une économie responsable.

La sécession ?

Tout ce qui précède n’est pas une description d’un folklore atypique destinée aux brochures touristiques. C’est bien d’actualité. En réaction à la politique actuelle des États-Unis, un mouvement milite pour l’indépendance du Vermont!

Si le mouvement a peu de chance d’obtenir gain de cause, il permet surtout à des individus de faire part de leur mécontentement envers l’administration fédérale : dépenses militaires démesurées – Ben est bien d’accord – et protection de l’environnement indigne d’une première puissance mondiale.

En savoir :



Dans le titre, tout ce qu’aurait pu être Ben & Jerry’s si….

En 1977, fauchés, désœuvrés mais toujours portés sur la bonne chère, Ben et Jerry s’imaginent aux commandes de leur affaire culinaire. Manger étant leur passion, autant monter un projet qui leur correspond !

Des professionnels du secteur les préviennent : gérer un restaurant n’est pas facile, le risque de fermer boutique est bien plus important que pour la plupart des PME.

Autre conseil : les restaurants qui durent sont souvent ceux qui ont un menu limité. Les 2 amis d’enfance s’imaginent se spécialiser dans les fondues, les kebabs, les pizzas… Des plats appréciés par les populations urbaines mais qui n’existent pas encore près des universités des zones rurales comme celles du Vermont.

UBS

Puis vint l’idée d’UBS : United Bagel Service. Un bagel en kit + le New York Times livrés chaque matin à votre porte !

Bagel
photo : adactio

Enthousiastes, Ben et Jerry se déplacent chez un marchand de matériel d’occasion pour restaurants. Ils y rencontrent le patron, Lou, cigare au bec et Cadillac comme au cinéma. Big Lou leur fait visiter son entrepôt tout en leur délivrant de précieux conseils : « ils vous faut ceci, cela, et absolument cette machine… ». Investissement minimum : 40 000 dollars. Soit un peu plus du double du chiffre d’affaire que les 2 baba-entrepreneurs s’imaginent faire en une année!

La suite de l’histoire ?

Un cours par correspondance à 5 dollars, une grande sorbetière, une station-service et bientôt 30 années de bonheur !

Ben a parfois regretté les ingrédients basiques des bagels (eau et farine), ou la taille des boites de pizza permettant de parler d’une traite de tous nos engagements. En revanche nul ne sait si ses bagels auraient été plein de fudge au caramel ou si une pizza Ben & Jerry’s à la guimauve aurait existé !

En savoir plus :



Au programme aujourd’hui, une cuillerée d’histoire !

Logo US Ben & Jerry's

Aux États-Unis, sur chaque pot Ben & Jerry’s est mentionné « Vermont Finest ». En effet nos glaces sont produites dans le Vermont, un État très très proche du Canada : hiver frigorifique, grands lacs, érables tous rouges à l’autonome et été très discret. Et pourtant un tel climat n’a pas effrayé Ben et Jerry, originaires de l’État de New York, et tous fraichement débarqués dans le Vermont en 1978.

Quelques mois auparavant, lassés d’enchainer les échecs universitaires et les petits boulots*, nos 2 bonshommes décident de créer leur propre affaire. Après avoir investi la somme faramineuse de 5 dollars dans un cours par correspondance pour s’initier à l’art délicat de la crème glacée, Ben et Jerry n’ont pas vraiment de quoi financer une étude de marché. Au lieu de se venger sur le chocolat, ils réalisent leur étude avec les moyens du bord. Ils recherchent une ville :

  • Où vivent des étudiants. Il paraîtrait que ceux-ci adorent les glaces…
  • Ensoleillée.

Quelques villes sont identifiées, Ben et Jerry rêvent déjà de leur paillote au bord de la mer, et puis c’est le drame : toutes les villes listées sont déjà assaillies par des dizaines de boutiques vendant des glaces. D’autres gros malins ont eu la même idée ! Mais ils n’ont pas eu celle-ci : s’installer là où il fait froid.

station service Ben & Jerry's Burlington

La 1ère boutique Ben & Jerry’s ouvrira donc à Burlington, Vermont, une ville étudiante où la concurrence est à l’époque loin d’être aussi rude que le climat. Les glaces plaisent, les clients sont au rendez-vous, le froid aussi. Et ce n’est que le début d’une histoire sacrément gourmande où le Vermont jouera un rôle important…

En savoir un peu plus sur notre histoire impertinente :

* Le dernier job de Jerry avant Ben & Jerry’s : assistant labo, coupeur de têtes de rats !



Suite du billet consacré à l’énergie. Voyons désormais quelques unes de nos tentatives d’optimisation de l’énergie:

Hellendoorn

En Europe, nos glaces sont confectionnées avec amour dans l’usine Unilever d’Hellendoorn (Pays-Bas). Celle-ci a totalement été revue en 2002 afin de dépendre à 100% d’énergies renouvelables : éoliennes, panneaux solaires, utilisation de la biomasse, hydroélectricité. Bien que les glaces ne représentent qu’une partie de l’activité, notre philosophie écologique a servi de référence pour la gestion énergétique de l’ensemble de l’usine.

Compte tenu de leur expérience aux Etats-Unis, nos équipes ont aussi été consultées afin d’optimiser la gestion de l’eau et des déchets.

Et pour finir, une cochonnerie : comme dans le Vermont, une partie des restes de glaces est donnée…. aux porcs des fermes avoisinantes d’Hellendoorn !

Nous sommes très fiers que notre vision énergétique ait convaincu Unilever d’investir dans de telles installations, aussi bien pour nos glaces que pour d’autres produits du groupe. Comme le disait Ben lors du rachat par Unilever en 2000 :

« Nous essayerons de les influencer. Qui sait jusqu’où nous irons? ».

Notre évolution au sein du groupe Unilever fera certainement l’objet d’un billet à venir.

Henderson

Aux Etats-Unis, nos glaces sont produites dans le Vermont, un état situé au Nord-Est du pays. La demande en glaces étant croissante, nous avons sensiblement augmenté nos flux routiers, et par la même occasion la quantité de CO2 rejeté, la consommation d’énergies fossiles, sans oublier l’énergie utilisée pour la réfrigération.

Camion

Le congélateur thermoaccoustique * et la téléportation de glaces n’étant pas encore au point, nous avons adopté une solution pratique : installer une usine sur la côte Ouest ! Et plus précisément à Henderson dans le Nevada, à deux pas de Las Vegas.

Résultats : une économie de dizaines de milliers km parcourus, et 100 tonnes de CO2 rejetées par an en moins !

* réfrigération thermoaccoustique : utilisation de sons plutôt que de gaz pour réfrigérer. Ben & Jerry’s a soutenu ce projet de recherche, espérant pouvoir utiliser un tel congélateur à terme. Le projet a bien évolué mais une application dans notre domaine n’est pas encore envisagée.



Comme prévu, voici l’histoire de Cookie Dough, votre parfum [Ben & Jerry's] préféré !

Station de Burlington

La genèse remonte à 1984 et à la première boutique de Ben & Jerry’s : une ancienne station service de Burlington dans le Vermont. Un grand paperboard permettait alors de recueillir les avis des clients. Une suggestion : Cookie Dough. Une suggestion anonyme de plus !

Le succès fut immédiat. La production se faisait dans l’ex station-service et la contenance du congélateur principal n’était plus suffisante.

En 1986, l’usine de Waterbury commença à produire Cookie Dough dans de grands bacs à destination des autres boutiques. Chaque morceau de cookie devait être découpé manuellement, la cadence était infernale et atteignit assez rapidement son maximum.

1er pot Cookie Dough

Lorsque la production en pots… s’imposa, les morceaux de cookies se coinçaient dans les machines, et une production automatisée s’avéra impossible !

Puis 1991 arriva avec son lot d’innovations révolutionnaires : le premier navigateur web et la machine… à mettre en pots Cookie Dough ! (entre autres…)

Un pot de Cookie Dough ouvert...
Cookie Dough : crème glacée à la vanille avec de
gros morceaux de pâte à cookie et de chocolat