« Nous ne recrutons pas du monde pour produire des brownies. Nous faisons des brownies pour recruter des personnes. »
Cette devise est celle de Greyston Bakery qui emploie des personnes en difficulté, en pleine reconversion ou sortant de prison dans la ville de Yonkers, dans l’État de New York. Cette fabrique appartient à la fondation Greyston et cuit avec amour les brownies que vous retrouvez dans vos pots de Chocolate Fudge Brownie.
À la fin des années 80, Ben a été immédiatement séduit par cette approche sociale particulièrement touchante et juste. Et la collaboration dure depuis plus de 20 ans !
Pour en savoir plus sur les débuts de Greyston avec Ben & Jerry’s, flânez dans les archives du blog. Et pour une visite guidée en vidéo, c’est dans la suite !
Ben et Jerry vous l’ont annoncé Jeudi soir : à terme, toutes nos crèmes glacées seront issues du commerce équitable et labellisées par Max Havelaar !
Ce sera le cas d’ici fin 2011 en Europe, et d’ici fin 2013 aux États-Unis (à l’exception du sucre) et dans le reste du monde.
En tout 58 parfums Ben & Jerry’s vendus dans le monde seront labellisés Max Havelaar grâce à 121 morceaux différents issus du commerce équitable en Côte d’Ivoire, au Pakistan, en République Dominicaine, au Belize, en Inde ou au Mexique… Une conversion d’une telle ampleur est rare. Nous sommes donc heureux de vous en dire plus sur ce grand défi que nous sommes en train de relever !
Si vous êtes allés au cinéma depuis Mercredi dernier, vous êtes peut-être déjà tombés sur notre nouvelle réclame dont la vedette est Chocolate Macadamia…
Mais entre l’éventuelle valise à boucler pour le week-end du 8 mai, et les soirées à geeker, il est possible que vous n’ayez encore rien vu ! À vrai dire, ce serait aussi mon cas si je n’avais pas les « inside scoops »… C’est donc avec un grand plaisir que je vous présente aujourd’hui sur ce blog notre nouvelle publicité cinéma :
(comme d’habitude, un clic sur la photo fera apparaître la glace en très grand, et vous saliverez ;))
La recette de cette glace, vous l’avez devinée en même pas quelques heures avec comme unique indice, une photo. Chapeau ! Mais je vous redonne la recette, rien que pour le plaisir : crème glacée au (New York) cheesecake, avec des énormes morceaux de brownie façon cheesecake.
Comme la plupart des « boiboites internationales », nous avons de grandes réunions annuelles dans des destinations, de préférence, ensoleillées. Notre Dédé national et Philippe, gérant de la boutique de la rue du four, sont donc partis nous représenter au meeting des franchisés Ben & Jerry’s, à Cancun, au Mexique. 1ère réaction : « Oh le pot ! » En fait, c’était tout sauf du cancooning :
Greyston fabrique les brownies que vous retrouvez dans Chocolate Fudge Brownie, l’un de nos « all time best-sellers ».
Un fournisseur pas comme les autres
Greyston est implantée à Yonkers, à proximité du Bronx dans l’État de New York. La société recrute des personnes défavorisées, exclues du marché du travail. Je vous laisse imaginer pour quelles raisons… les États-Unis étant tristement célèbres pour leurs inégalités sociales très marquées.
Greyston Bakery appartient à la Fondation Greyston. Celle-ci collecte les bénéfices générés par l’activité économique de Greyston et les réinvestie dans des aides sociales : logements pour sans-domicile fixe ou familles à très faibles revenus, soins pour personnes atteintes du Sida, actions locales…
Quand Ben rencontre Bernie
En 1987, Ben est séduit par le projet Greyston, porté par Bernie Glassman, un ex ingénieur aéronautique devenu moine bouddhiste.
Nous effectuons alors une commande peu importante pour nous mais colossale pour la toute jeune Greyston Bakery. Bernie mise tout sur celle-ci, s’endette pour renforcer ses moyens de production.
Mais à la livraison, c’est le drame. Les brownies sont tous collés, en blocs, inexploitables. À l’usine, nos équipes sont catégoriques « on renvoie ! », ce qui est impossible pour Bernie. Mais les innovations naissent souvent par accident : afin de ne pas renvoyer la commande, nous improvisons avec une nouvelle recette. Ce sera le Chocolate Fudge Brownie.
Ce nouveau parfum se vend plutôt bien mais cela grogne en interne. Les brownies sont très durs à mélanger avec les autres ingrédients, nos équipes ont l’impression de trinquer à la place de Greyston.
Quelques mois plus tard, la venue de membres de Greyston dans le Vermont et celle de nos équipes à Yonkers permettent de vraies rencontres humaines (l’histoire ne dit pas combien de glaces ou de bières de l’amitié furent consommées). Les équipes seront désormais soudées et pour de bon.
Presque 20 ans que cela dure !
Nous continuons à travailler avec Greyston dont les brownies sont certifiés bio. Nous les affrétons jusqu’en Europe par bateau. Pas question d’utiliser des avions cargo !
Au début de notre collaboration, nous avons payé à Greyston un supplément pour chaque brownie produit. La production augmentant, Greyston améliorant sa productivité, ce supplément a été diminué. En effet, pour qu’un investissement socialement responsable soit tenable, il faut aussi qu’il soit rentable ! Soyez rassurés, si c’est le cas pour nous, ça l’est aussi pour Greyston qui s’est considérablement développée en 20 ans.
Si je vous raconte tout cela ce n’est pas pour vous montrer à quel point notre entreprise est sympa – bon, un peu quand même ;) – mais plutôt pour faire la promotion de ce type d’initiatives et contribuer, ne serait-ce qu’avec une lichette, à ce qu’elles se développent davantage. Donnons un sens humain aux affaires!
Connaissez-vous quelqu’un qui utilise le web sans passer au moins une fois par jour par un moteur de recherche (Google, Yahoo, Live Search…) ? Autour de moi, personne ! Certains vont même jusqu’à mettre un moteur de recherche en page d’accueil de leur navigateur…
Partant de ce constat, de nouvelles initiatives associent la pertinence de vos moteurs préférés à une démarche solidaire ou écologique. Petite revue de ces merveilles:
Le conseil écolo du jour !
Netecolo vous propose d’utiliser Google – le vrai, avec tous ses superpouvoirs et combos cachés – et d’obtenir par la même occasion « 1 conseil pour la planète ». Tout simplement.
Un blog très vert est animé par le créateur du site.
Un moteur de recherche thématique
Ekoolos utilise lui aussi Google. Mais sur Ekoolos, les résultats sont uniquement issus de sites traitant d’écologie, d’environnement, de commerce équitable, de consommation responsable… Bref, si vous avez une recherche à effectuer dans l’un de ces domaines et que vous souhaitez gagner du temps, essayez Ekoolos…
Et devinez dans quelle rubrique le créateur d’Ekoolos s’exprime plus longuement ? Sur son blog bien sûr !
Blackle : une fausse bonne idée
J’aurais pu vous recommander Blackle, une version soit disant économe en énergie de Google, car sur fond noir. Mais il semble qu’au contraire, l’utilisation Blackle nécessite davantage d’énergie que la page toute blanche de Google…
Le meilleur pour la fin…
Veosearch vous propose d’effectuer une recherche – web, images, blogs, vidéos ou wikis – tout en soutenant le projet solidaire de votre choix.
Côté moteurs vous retrouverez des valeurs sûres : Google,Yahoo, Ask, Exalead et même Dailymotion pour les vidéos
Et côté projets, une multitude de causes sont concernées : environnement, commerce équitable, réinsertion sociale, santé, humanitaire… le tout présenté en vidéo.
Les dons sont collectés grâce aux publicités affichées sur le site et à des partenariats avec les moteurs. Bref, cela ne vous coûte rien ! Veosearch s’engage à reverser directement aux associations la moité du chiffre d’affaire ainsi généré.
Le but des Jardins : permettre à des personnes en difficulté de se réinsérer via la production de légumes bio.
C’est un bien beau projet car :
Pour les différents intervenants, produire des légumes est source de satisfaction : ils créent un produit vital. Et ils le font bien, c’est du bio !
L’agriculture nécessite un travail de groupe et est donc propice à la convivialité. De plus, le rythme agricole permet de faire face aux éventuels écarts de productivité entre nouveaux arrivants et expérimentés.
Les consommateurs sont des adhérents, en relation directe avec leur Jardin (informations, réunions, fêtes…) et sont par conséquent impliqués dans la vie locale.
Les Jardins veillent à ne pas rentrer en concurrence avec des agriculteurs biologiques locaux. Le plus souvent la complémentarité s’impose et une collaboration est mise en place.
Pour chaque Jardin, l’équilibre entre viabilité économique et apport social est indispensable.
C’est un succès : 1 Jardin en 91, 20 en 96, et plus de 80 aujourd’hui !