Par Xuoan, le 11 mai 2007 dans
Jeux
Revenons à notre quiz historique… La question était :
Quel peuple inventa les sorbets et à quelle époque ?

Selon Maguelonne Toussaint-Samat dans son livre Histoire naturelle et morale de la nourriture, la 1ère sorbetière a été conçue par les Chinois vers -3000 av J.C.. Le principe : recouvrir de neige et de salpêtre un récipient contenant du sirop de fruits.
Mais l’on retrouve aussi des sorbets ou « sharbets » chez les Khalifes de Bagdad il y a plus de 2000 ans.
Sans oublier Alexandre le Grand qui appréciait de déguster des mélanges de fruits et de vin glacés, tout comme Néron qui y ajoutait du miel, de la cannelle, et autres toppings !
Plus tard on attribue à Marco Polo le mérite d’avoir importé d’Asie la glace et les sorbets, ce qui n’a pas été prouvé et parait surprenant compte tenu de la gourmandise des empereurs méditerranéens précédemment cités.
Comme pour la pizza, la glace s’est répandue en France grâce à des affinités avec l’Italie : Catherine de Medicis aurait joué un rôle important dans l’arrivée de sorbettos en France.
Ainsi, répondre avec précision à la question de ce quiz est aussi facile que de prouver l’existence ou non du Yeti. Mélanger de la neige et des fruits, l’Homme le faisait peut être déjà à l’époque de Cro-Mignon !?
Félicitations à Petit Chat qui nous a fourni la réponse la plus précise.
Par Xuoan, le 9 mai 2007 dans
Jeux
Histoire de commencer avec brio cette petite semaine, ou pour consoler ceux qui travaillaient Lundi, une question toute simple :
Quel peuple inventa les sorbets et à quelle époque ?
Le 1er historien de la gourmandise à répondre dans les commentaires gagne un bon pour un pot de glace (500mL) échangeable en supermarché.
Par Xuoan, le 3 mai 2007 dans
Coups de cœur

En 1978, Ben et Jerry n’ayant que quelques dollars en poche, la plupart des ingrédients de leurs glaces provenaient… d’échantillons !
Rassurez-vous, nos méthodes ont bien changé depuis : en plus de la priorité donnée à la qualité des ingrédients, le choix des fournisseurs n’est pas anodin. Il y a 20 ans, Ben et Jerry sont partis d’un constat simple :

7,5% des bénéfices de l’entreprise sont reversés à la Fondation Ben & Jerry’s, qui les ré-investie ensuite dans des projets sociaux ou écologiques. C’est bien, mais ces sommes représenteront toujours moins que nos dépenses fournisseurs. D’où deux possibilités :
- Vendre nos glaces beaucoup plus cher et ainsi augmenter la marge, par conséquent les bénéfices (pas sûr !), et donc la part reversée à la fondation
- Sélectionner prioritairement des fournisseurs œuvrant pour le bien de tous.
Nos glaces n’étant pas vendues au prix de l’uranium enrichi, vous aurez deviné que c’est la 2nde voie qui a été retenue, celle que nous appelons « value-led ». « Value-led » pour porté par des valeurs autres que la simple recherche de profits, bref : durable ! Et concrètement ? Voici quelques exemples :
Les délicieux brownies de Chocolate Fudge Brownie ?

Ils sont produits par Greyston Bakery, une société située dans le Bronx qui emploie des personnes en difficulté. L’histoire de Greyston fera l’objet d’un billet à venir.
Le lait et la crème ?
Aux Etats-Unis, nous faisons appel à des coopératives locales de fermes familiales, dont les vaches ne sont ni clonées ni dopées aux hormones ! Nous avons envisagé de passer à du 100% bio mais pour nos produits ce n’était pas viable commercialement. Nous avons cependant maintenu une gamme bio sur ce marché historique.
En Europe, nous avons mis en place le programme Caring Dairy qui forme des fermiers à une agriculture durable. Le but est d’atteindre l’équilibre entre le développement humain, la préservation de l’environnement, le bien-être animal, et… la viabilité économique. Pour résumer les critères sont les plus proches possible du bio tout en veillant à ce que le fermier reste compétitif sur le marché classique, ce qui lui permet d’être indépendant vis à vis de nous et du programme Caring Dairy.
La vanille ?

Issue du commerce équitable car comme le dit Jerry :
Le commerce équitable permet d’être sûr que les producteurs reçoivent réellement leurs parts du gâteau. [...] Personne ne souhaite acheter un produit qui est le fruit de l’exploitation d’une autre personne.
Actuellement cette vanille labellisée Max Havelaar se retrouve dans nos glaces Vanilla et Vanilla Toffee Crunch. Chunky Monkey sera très prochainement garantie commerce équitable.
Les fournitures ?

Les pots de glace utilise du carton sans chlore, ce qui permet d’éviter que cette substance peu aimable se retrouve dans votre corps. Les serviettes que vous nous distribuons en boutique sont faites de papier recyclé.
Ni tout vanille, ni tout chocolat
Nous sommes néanmoins conscients que nos dépenses ne sont pas toutes consacrées à des filières durables. Nous le reconnaissons et y travaillons : de nouveaux ingrédients seront prochainement labellisés commerce équitable, nous étudions la possibilité d’utiliser des matériaux recyclés pour nos pots de glace, et nous cherchons en permanence à donner davantage de sens à nos dépenses fournisseurs. Et si certains de nos fournisseurs ne sont pas encore « value-led » cela ne nous empêche pas pour autant de vous proposez des glaces à base d’ingrédients naturels. D’ailleurs si vous avez en tête des exemples de bonnes pratiques qui pourraient renforcer nos engagements, n’hésitez pas à nous en faire part !
Par Xuoan, le 28 avril 2007 dans
Miam Miam
Imaginez combien de glaces Jerry (Greenfield) a pu goûter depuis 1978. Comment une seule a-t-elle pu sortir du lot ?
Selon notre gourmand-en-chef, les énormes morceaux de toffee – sorte de caramel enrobé de chocolat au lait – mélangés à la glace à la vanille sont inoubliables. Certes, mais j’ai aussi ma petite idée sur la question :
Autrefois les barres de toffees (précisément : de chez Heath) étaient brisées une par une… avec un marteau !

Une alternative fut proposée par notre service R&D :
- se saisir du carton de toffees, ne surtout pas le déballer
- monter sur une échelle avec la grâce d’un éléphant équilibriste
- laisser tomber le carton
- recommencer jusqu’à ce que les morceaux atteignent la taille optimale. Attention lors de la vérification à ne pas trop ouvrir le carton.
L’histoire ne dit pas quelle technique fut retenue. Mais dans les 2 cas, Jerry a du passer d’interminables heures à confectionner ces glaces, et donc à les aimer un peu plus que les autres !

Crème glacée à la vanille et caramels croquants enrobés de chocolat au lait
Pour conclure, un peu de sérieux dans ce monde de buffles : Vanilla Toffee Crunch est la deuxième glace Ben & Jerry’s labelisée Max Havelaar disponible en France. A déguster dans nos boutiques en vrac, en pots 150 mL, 500 mL, et dans les meilleures crèmeries !
Par Xuoan, le 27 mars 2007 dans
Jeux
Voici la réponse tant attendue du quiz « Ben & Jerry’s à New York » :
5. Des critiques culinaires locales ont crié au scandale : “les morceaux présents dans ces glaces sont minuscules. That’s ridiculous !! Ca ne sera jamais homologué par l’ONU.”.
Vous avez bien lu, à l’époque de notre arrivée à New York, des critiques culinaires nous ont reproché de mettre des morceaux trop petits dans nos glaces. S’il y a bien quelque chose que l’on peut difficilement nous reprocher, c’est d’être timides lors du lâcher d’ingrédients ! Nous avons d’ailleurs réalisé plusieurs publicités sur ce thème en Angleterre :

Ingrédients : une grande cuillerée de ci, une grande cuillerée de ça.

Nous envisagions d’acheter de quoi mesurer nos noix de pécans. Et puis nous nous sommes dit : contentons-nous d’acheter plus de noix !
Certes. Mais avez-vous déjà essayé de convaincre quelqu’un de mauvaise foi en affirmant qu’il avait tort ? Plutôt inefficace non ? Il vaut mieux du concret, et si possible en abondance. D’où New York Super Fudge Chunk, une glace au nom proportionnellement aussi long que sa liste d’ingrédients (naturels !).

Glace au chocolat, avec des pépites de chocolat noir, des pépites de chocolat blanc, des noix de pécan, des noix et des amandes enrobées de chocolat.
J’allais oublier… félicitations à « petitchhaaaaaaaaa », Bousso et Chaoba, qui ont gagné chacune un pot 500mL de glace ! Bravo aux autres participants, certains avaient également donné la bonne réponse mais c’est arrivé trop tard.
Notez que le concours photo reste ouvert : un pot de glace ou un t-shirt à gagner !
Par Xuoan, le 6 mars 2007 dans
Miam Miam
Comme prévu, voici l’histoire de Cookie Dough, votre parfum [Ben & Jerry's] préféré !

La genèse remonte à 1984 et à la première boutique de Ben & Jerry’s : une ancienne station service de Burlington dans le Vermont. Un grand paperboard permettait alors de recueillir les avis des clients. Une suggestion : Cookie Dough. Une suggestion anonyme de plus !
Le succès fut immédiat. La production se faisait dans l’ex station-service et la contenance du congélateur principal n’était plus suffisante.
En 1986, l’usine de Waterbury commença à produire Cookie Dough dans de grands bacs à destination des autres boutiques. Chaque morceau de cookie devait être découpé manuellement, la cadence était infernale et atteignit assez rapidement son maximum.

Lorsque la production en pots… s’imposa, les morceaux de cookies se coinçaient dans les machines, et une production automatisée s’avéra impossible !
Puis 1991 arriva avec son lot d’innovations révolutionnaires : le premier navigateur web et la machine… à mettre en pots Cookie Dough ! (entre autres…)

Cookie Dough : crème glacée à la vanille avec de
gros morceaux de pâte à cookie et de chocolat
Par Xuoan, le 23 février 2007 dans
Miam Miam
Selon mes sources bien informées, la glace Ben & Jerry’s préférée des Français serait la Cookie Dough.
A vrai dire cette nouvelle ne m’arrange pas… j’avais prévu de vous parler de l’histoire de Cherry Garcia, la glace la plus plébiscitée aux Etats-Unis. Et vu que je suis plutôt d’humeur « tête de mule » aujourd’hui, Cookie Dough attendra un peu…

Il s’agit de la première glace portant le nom d’une rock star : Jerry Garcia, le guitariste des Grateful Dead. Une glace évoquant un hippie psychédélique ? Rien d’anormal pour une société atypique créée à la fin des années 70 !
Le nom « Cherry Garcia » nous a été communiqué en 1984 sur une carte postale par une fan des Grateful Dead qui a préféré ne pas signer son œuvre.
Il nous a fallu 3 années pour trouver la recette définitive*, et autant de temps pour retrouver l’auteur de la carte : Jane Williamson McDonald. Cherry Garcia fut immédiatement un énorme succès et Jane reçut une carte de membre du « Ben & Jerry’s Ice Cream For Life Club » (= gourmandise à volonté !).
Vous verrez très prochainement que ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’une idée de glace nous est soumise par un(e) expert(e) en douceurs…
Et pour finir, voici de quoi vous faire saliver mes chers gourmands :

Crème glacée à la cerise avec des morceaux
de chocolat noir et… de vraies cerises !
Disponible exclusivement en vrac dans nos boutiques.
* En 1995, Cherry Garcia fut proposée pendant un mois avec des cerises noires de chez noires : Jerry Garcia venait de décéder.