Ben & Jerry’s a été créé en 1978. Si les glaces ont évolué depuis, notre image, nos masquottes ou nos logos ont eux aussi de nouvelles « recettes ».
Pour une entreprise, créer sa propre identité graphique n’est jamais simple. Selon ce que dégage notre logo, les façades de nos boutiques ou nos packagings, vous pourriez avoir envie – ou non – de dévorer nos glaces. La gourmandise tient à peu de choses ;)
Un brin nostalgique, je vous propose de passer en revue l’histoire de nos logos de 1978 à aujourd’hui. Les premiers étaient gratinés et les derniers s’accordent encore quelques fantaisies…
Comme la plupart des « boiboites internationales », nous avons de grandes réunions annuelles dans des destinations, de préférence, ensoleillées. Notre Dédé national et Philippe, gérant de la boutique de la rue du four, sont donc partis nous représenter au meeting des franchisés Ben & Jerry’s, à Cancun, au Mexique. 1ère réaction : « Oh le pot ! » En fait, c’était tout sauf du cancooning :
Comme vous pouvez le voir, c’est un document aussi sérieux que sympa… à notre image, n’est-ce pas ? ;)
Dans ce rapport, nous revenons sur tous les points positifs et négatifs de l’année 2006, en nous attardant particulièrement sur nos engagements et leur évolution.
Vous me direz, 2006, c’est loin. Mais revenir sur l’année précédente est un exercice intéressant, qui permet de se poser, d’avoir une vision d’ensemble et d’être transparent, bien que parfois c’est déplaisant. Et avouons-le, c’est aussi une bonne source d’infos pour les journalistes, les étudiants et même en interne. Cela fait 18 ans que nous nous efforçons d’en produire un par an.
Le fâcheux, en 2006 :
Nos fans américains se sont faits entendre. Ils nous ont interdits d’utiliser des œufs provenant de poules élevées dans des cages. Seul hic, aucun fournisseur « cage-free » nord-américain n’avait la capacité de production suffisante pour un client comme nous. Un vaste plan de migration a été mis en place et tout devrait être réglé d’ici 2010. En Europe, nos ptites poules sont déjà bien loties : 0 cage !
Aux États-Unis, retour au packaging blanchi au chlore, avant tout pour des problèmes de rupture de stock. De plus, l’adoption des nouveaux packaging a permis de réduire de 1000 tonnes par an nos déchets. Et pour finir, notre nouveau fournisseur a présenté un ambitieux programme de recherche. Un pot sans plastique d’origine fossile – ce qui sert à bien isoler le pot – est à l’étude.
La classe, en 2006 :
Ben & Jerry’s, l’entreprise la plus responsable des États-Unis. Et ce n’est pas nous qui le dites mais les participants d’un sondage réalisé par Golin Harris.
Pour compenser nos (et vos) trajets en avion : Cool Your Jets. Pour chaque déplacement, un ticket de compensation CO2 peut être acheté et réinvesti dans des projets d’énergies renouvelables.
Grosse mobilisation pour une meilleure répartition du budget fédéral américain : moins pour la défense, et plus pour la santé et l’éducation. Et bien évidemment comme support de communication, une nouvelle glace : American Pie (tarte aux pommes).
1 587 917 dollars donnés à la Fondation Ben & Jerry’s, soit une augmentation de 9% comparé à 2005.
Crème glacée au chocolat au lait avec de la guimauve, du caramel et des poissons en chocolat.
Fish food ?
Phish Food, une glace pour les poissons qui mangeraient leurs semblables en chocolat ? Calembour, holorime ou contrepètrie ? Rien de tout cela. Juste une référence à Phish. Soit la 2ème glace après Cherry Garcia dont le nom s’inspire d’un groupe de rock.
Cachalot de guimauve dans un lac du Vermont
La recette fut imaginée par Theodore « Tad » Van Leer, travaillant pour un fournisseur en chocolat de Ben & Jerry’s. Son nom original : Moby Dick. Nous avons modifié quelque peu sa recette et associé le nouveau parfum à Phish, nos voisins dans le Vermont.
Les membres de Phish exigèrent juste qu’une partie du prix de vente de chaque glace soit reversée à la WaterWheel Foundation, dont le but est la réhabilitation du lac Champlain, fortement pollué.
Dix ans, déjà !
Phish Food fut lancé en 1997 et a plutôt été apprécié depuis : en pôle des ventes aux Royaume-Uni et 6ème aux Etats-Unis.
En 1978, Ben et Jerry n’ayant que quelques dollars en poche, la plupart des ingrédients de leurs glaces provenaient… d’échantillons !
Rassurez-vous, nos méthodes ont bien changé depuis : en plus de la priorité donnée à la qualité des ingrédients, le choix des fournisseurs n’est pas anodin. Il y a 20 ans, Ben et Jerry sont partis d’un constat simple :
7,5% des bénéfices de l’entreprise sont reversés à la Fondation Ben & Jerry’s, qui les ré-investie ensuite dans des projets sociaux ou écologiques. C’est bien, mais ces sommes représenteront toujours moins que nos dépenses fournisseurs. D’où deux possibilités :
Vendre nos glaces beaucoup plus cher et ainsi augmenter la marge, par conséquent les bénéfices (pas sûr !), et donc la part reversée à la fondation
Sélectionner prioritairement des fournisseurs œuvrant pour le bien de tous.
Nos glaces n’étant pas vendues au prix de l’uranium enrichi, vous aurez deviné que c’est la 2nde voie qui a été retenue, celle que nous appelons « value-led ». « Value-led » pour porté par des valeurs autres que la simple recherche de profits, bref : durable ! Et concrètement ? Voici quelques exemples :
Les délicieux brownies de Chocolate Fudge Brownie ?
Ils sont produits par Greyston Bakery, une société située dans le Bronx qui emploie des personnes en difficulté. L’histoire de Greyston fera l’objet d’un billet à venir.
Le lait et la crème ?
Aux Etats-Unis, nous faisons appel à des coopératives locales de fermes familiales, dont les vaches ne sont ni clonées ni dopées aux hormones ! Nous avons envisagé de passer à du 100% bio mais pour nos produits ce n’était pas viable commercialement. Nous avons cependant maintenu une gamme bio sur ce marché historique.
En Europe, nous avons mis en place le programme Caring Dairy qui forme des fermiers à une agriculture durable. Le but est d’atteindre l’équilibre entre le développement humain, la préservation de l’environnement, le bien-être animal, et… la viabilité économique. Pour résumer les critères sont les plus proches possible du bio tout en veillant à ce que le fermier reste compétitif sur le marché classique, ce qui lui permet d’être indépendant vis à vis de nous et du programme Caring Dairy.
Le commerce équitable permet d’être sûr que les producteurs reçoivent réellement leurs parts du gâteau. [...] Personne ne souhaite acheter un produit qui est le fruit de l’exploitation d’une autre personne.
Les pots de glace utilise du carton sans chlore, ce qui permet d’éviter que cette substance peu aimable se retrouve dans votre corps. Les serviettes que vous nous distribuons en boutique sont faites de papier recyclé.
Ni tout vanille, ni tout chocolat
Nous sommes néanmoins conscients que nos dépenses ne sont pas toutes consacrées à des filières durables. Nous le reconnaissons et y travaillons : de nouveaux ingrédients seront prochainement labellisés commerce équitable, nous étudions la possibilité d’utiliser des matériaux recyclés pour nos pots de glace, et nous cherchons en permanence à donner davantage de sens à nos dépenses fournisseurs. Et si certains de nos fournisseurs ne sont pas encore « value-led » cela ne nous empêche pas pour autant de vous proposez des glaces à base d’ingrédients naturels. D’ailleurs si vous avez en tête des exemples de bonnes pratiques qui pourraient renforcer nos engagements, n’hésitez pas à nous en faire part !
Le 6 juillet dernier, nos deux vaches réalisées pour l’exposition Vach’art ont été vendues aux enchères : 40 000 euros ont été ainsi récoltée au profit d’Africa Alive et du Programme Alimentaire Mondial !
Toutes nos félicitations aux acquéreurs ainsi qu’à leur concepteur, Frédéric Périmon !
Après New York, Las Vegas, Londres, Barcelone, Genève, Tokyo, Sao Paolo, Moscou, Sydney, Prague… c’est au tour de Paris d’accueillir la Cow Parade du 27 avril au 26 juin 2006.
Pour l’occasion, la Cow Parade s’est rebaptisée Vach’Art !
Des centaines de vaches de tailles réelles, en résine, peintes, perforées, déguisées ou graphées par des artistes contemporains de toutes nationalités sont exposées dans les rues de Paris.
Cette année, Ben & Jerry’s est partenaire de Vach’Art et a fait réalisé deux superbes vaches par Fredéric Périmon.
Venez les retrouver dans Paris à St Sulpice et Place du Québec Paris 6ème.
Pendant la manifestation, le public pourra élire sa vache préférée. Vous pouvez voter sur le site de Vach’Art !
Au-delà de l’art et du plaisir, il y a aussi la générosité et Vach’Art ne déroge pas à la tradition de la Cow Parade, puisqu’à l’issue de l’exposition les vaches seront vendues aux enchères et l’argent récolté ira à l’association humanitaire Africa Alive Foundation, qui oeuvre, notamment contre le sida, en Afrique.