Après le récit de notre grande soirée à la Scala, projetons-nous dans le futur ! Un avenir placé sous le signe de l’écologie, bien entendu. Nous allons donc nous intéresser aujourd’hui à un concept innovant, celui d’une discothèque économe en énergie, nommée Sustainable Dance Club…
Le principe ? Boom boom boom, mes pas patauds de danseur libèrent de l’énergie, qui est captée par le dancefloor, réduisant ainsi de 30% la facture énergétique du club. Pour effectuer cette transformation, des dynamos sont disposées en dessous de la piste, dont les dalles sont légèrement mobiles. Vous voulez que je vous fasse un dessin ? Ce sera plutôt une vidéo :
[youtube]rzb3VFi3Sew[/youtube]
Côté innovations, l’équipe du « SDC » évoque aussi la récupération d’eau de pluie et de la transpiration (!) des clubbers pour alimenter les toilettes en eau, des éoliennes sur le toit, et des bières bio. Des concepts audacieux mais encore virtuels – hormis la bière, probablement – qui ont bien fait rire un auteur du blog Troiscouleurs (Mk2).
Trêve de moqueries, un prototype du dancefloor existe déjà. L’équipe de Radio FG a pu le tester lors du dernier salon Planète Durable :
Bref, rendez-vous en septembre et à Rotterdam pour en savoir un peu plus sur cette torride boîte à idées !
Au delà des innovations écologiques citées, nous verrons également si ce club a de quoi se “développer durablement”. En effet, si mettre l’accent sur l’aspect écologique est louable, comme tout club, le SDC sera avant tout jugé sur sa qualité intrinsèque : l’ambiance et la programmation musicale !
Leonardo DiCaprio a produit un documentaire consacré aux effets du réchauffement climatique sur notre planète : la 11ème heure, le dernier virage.
Nous n’avons pas encore pu voir ce film, mais nos collègues du Vermont l’ont vivement recommandé lors de sa sortie aux Etats-Unis. Ceci-dit, le film ne devrait sortir en France qu’en VOD (et en DVD ?).
Certes, je vous entends déjà dire « Et maintenant, à nous 2008 ! ». Ce qui tombe bien, puisque nous devrions vous proposer de quoi agir à votre échelle, très très bientôt…
Ou plus précisément : ce week-end auront lieu les « Portes Ouvertes des sites équipés en énergies renouvelables » !
Dans pas moins de 19 régions et 57 départements, vous pourrez visiter des maisons, institutions et complexes énergétiques utilisant au moins une énergie renouvelable : éoliennes, solaire thermique ou photovoltaïque, bois énergie, hydro-énergie…
Si vous avez envie d’une petite sortie (ensoleillée ?), de parler de vive voix des spécificités de la norme HQE ou du rendement d’un panneau solaire avec un particulier, n’hésitez pas à consulter le programme complet sur le site du Cler.
Dans les Echos, Corinne Lepage explique que le développement durable [est la] seule réponse aux trois crises de l’été : hausse des prix agricoles, santé et pollution de la croissance chinoise, finance et immobilier aux États-Unis. Et ce n’est pas un hasard si cet article est publié dans un journal financier, court-termisme économique et écologique sont souvent liés.
On a pas d’idée, mais on a du pétrole
Entre son film, ses keynotes présentations aux 4 coins du globe, ses concerts de rock et moult projets à venir, Al Gore doit aussi faire face aux critiques, ce qui est plutôt sain me direz-vous. Mais ça l’est nettement moins lorsque ses adversaires les plus coriaces sont sponsorisés par un groupe pétrolier à peine caché…
Tout petit j’étais déçu par le peu d’autonomie de mes jouets électriques. Tamiya a conçu une mini voiture électrique dont la batterie se recharge avec… une mini éolienne ! Le tout en 5 min à peine pour 3h30 d’autonomie. Ne ratez pas la vidéo de présentation (au format wmv).
Si comme moi vous rêvez d’une maison bien conçue, d’une piscine bio, d’une maitrise astucieuse de vos dépenses énergétiques (écologique, économique), mais que vous vivez pour le moment dans un petit appartement citadin ne vous laissant que peu de marge de manœuvre, voici du nouveau :
À partir du 1er juillet, le marché de l’électricité fournie aux particuliers sera ouvert. Vous aurez donc le choix entre plusieurs fournisseurs, dont certains proposant une énergie exclusivement renouvelable (éolienne, solaire, biogaz, biomasse…).
Le Monde fait le tour de ces offres, parmi lesquelles Poweo (prix) et Enercoop (coopérative) semblent donner le plus de garanties. Si vous connaissez d’autres fournisseurs proposant de « l’électricité verte » aux particuliers, n’hésitez pas à laisser un commentaire.
Bien évidemment un tel changement ne peut se faire dans la précipitation et j’étudierai attentivement ces offres avant de franchir le cap. De plus, les prix proposés sont proches voire un peu plus chers que ceux pratiqués par EDF aujourd’hui. Mais comme l’explique sur son blog Christophe Thibierge, professeur d’économie, si les énergies polluantes sont moins chères à court terme, leur coût global peut s’avérer bien plus important à long terme : santé publique, gestion des déchets, réchauffement climatique…
Nous avons choisi les énergies renouvelables pour l’usine d’Hellendoorn, et il se pourrait bien que j’en fasse de même à la maison… Et vous ?
Suite du billet consacré à l’énergie. Voyons désormais quelques unes de nos tentatives d’optimisation de l’énergie:
Hellendoorn
En Europe, nos glaces sont confectionnées avec amour dans l’usine Unilever d’Hellendoorn (Pays-Bas). Celle-ci a totalement été revue en 2002 afin de dépendre à 100% d’énergies renouvelables : éoliennes, panneaux solaires, utilisation de la biomasse, hydroélectricité. Bien que les glaces ne représentent qu’une partie de l’activité, notre philosophie écologique a servi de référence pour la gestion énergétique de l’ensemble de l’usine.
Compte tenu de leur expérience aux Etats-Unis, nos équipes ont aussi été consultées afin d’optimiser la gestion de l’eau et des déchets.
Et pour finir, une cochonnerie : comme dans le Vermont, une partie des restes de glaces est donnée…. aux porcs des fermes avoisinantes d’Hellendoorn !
Nous sommes très fiers que notre vision énergétique ait convaincu Unilever d’investir dans de telles installations, aussi bien pour nos glaces que pour d’autres produits du groupe. Comme le disait Ben lors du rachat par Unilever en 2000 :
« Nous essayerons de les influencer. Qui sait jusqu’où nous irons? ».
Notre évolution au sein du groupe Unilever fera certainement l’objet d’un billet à venir.
Henderson
Aux Etats-Unis, nos glaces sont produites dans le Vermont, un état situé au Nord-Est du pays. La demande en glaces étant croissante, nous avons sensiblement augmenté nos flux routiers, et par la même occasion la quantité de CO2 rejeté, la consommation d’énergies fossiles, sans oublier l’énergie utilisée pour la réfrigération.
Le congélateur thermoaccoustique * et la téléportation de glaces n’étant pas encore au point, nous avons adopté une solution pratique : installer une usine sur la côte Ouest ! Et plus précisément à Henderson dans le Nevada, à deux pas de Las Vegas.
Résultats : une économie de dizaines de milliers km parcourus, et 100 tonnes de CO2 rejetées par an en moins !
* réfrigération thermoaccoustique : utilisation de sons plutôt que de gaz pour réfrigérer. Ben & Jerry’s a soutenu ce projet de recherche, espérant pouvoir utiliser un tel congélateur à terme. Le projet a bien évolué mais une application dans notre domaine n’est pas encore envisagée.