Nous n’allons pas vous surprendre en disant que nous adorons les vaches ! Chez Ben & Jerry’s, celles qui produisent le bon lait que vous retrouvez dans nos glaces, sont chouchoutées en permanence, grâce à des massages quotidiens, des exercices physiques, de la nourriture et de l’eau en abondance, et une « traite » à leur convenance… Elles ont même droit à des matelas pour dormir. Et qui dit vaches heureuses, dit lait de meilleure qualité et par conséquent, des glaces encore plus savoureuses.
Dans nos glaces, le lait et la crème représentent plus de la moitié d’un pot de 500 mL. Autant vous dire, qu’il a intérêt à être bon, le lait ! Et selon nous, pour en obtenir, il faut commencer par bichonner les vaches…
C’est pourquoi nous avons créé un programme d’agriculture durable, Caring Dairy, qui s’est bien développé en quelques années :
Un peu de légèreté alors que nous nous battons en coulisses contre une horde de vilains robots-spammeurs. J’ai d’ailleurs dû désactiver temporairement les commentaires du blog. Désolé… :-/
Comme vous le savez déjà, nous ferions tout ou presque pour le bonheur de nos vaches. Ainsi, lorsque l’éleveur Rob Taverner s’est mis à faire du tai-chi tous les matins, pour détendre ses vaches, nous l’avons pris très au sérieux.
Mais cela nous a tout de même bien fait rire :
[youtube]KgsgeeafWug[/youtube]
L’équation est assez simple : chaque matin le tai-chi permet au fermier de canaliser son énergie via des mouvements amples et une respiration adaptée. Or ses vaches, comme tout animal, ressentent le stress de leur hôte. Ainsi, un éleveur détendu = des vaches heureuses = du meilleur lait !
Pour Rob Taverner, maîtriser son énergie via le tai chi, est un travail analogue à celui de l’agriculture durable. Il s’agit de trouver un équilibre bénéfique à toutes les parties.
C’est promis, je vous dirai si nous intégrons ou non cette technique au programme Cairing Dairy ! ;)
Le 15 janvier dernier, la Food and Drug Administration, s’est prononcée en faveur de la commercialisation de produits d’animaux clonés. Selon cet organisme américain, les viandes et les laitages de vaches, de chèvres et de porcs clonés sont considérés sans risque pour la santé humaine.
Néanmoins, la loi agricole autorisant la commercialisation de « viande clonée », n’a pas encore été promulguée. Le public étant pour le moment majoritairement contre, la perspective d’un rejet commercial, national ou international, pourrait faire que l’autorisation légale ne voit pas le jour à court terme.
Dans nos glaces ? Pouarf !
Compte tenu le peu de recul des études scientifiques actuelles, nous sommes contre le clonage animal, et plus particulièrement contre la duplication génétique des charmantes vaches qui produisent la matière première de nos glaces : le lait.
Leurs fournisseurs devront garantir que le lait n’est pas issu de vaches clonées. Le packaging des glaces commercialisées aux Etats-Unis mentionnera à terme notre position contre le clonage animal.
Et en Europe ?
Le groupe européen d’éthique des sciences et des nouvelles technologies « déclare qu’étant donné le niveau actuel de souffrance et de problèmes de santé des mères porteuses et des animaux clonés, le groupe doute que le clonage d’animaux à des fins alimentaires soit justifié d’un point de vue éthique ».
Ouf.
De plus, nous sommes heureux de vous annoncer que 100% du lait et de la crème utilisés pour les glaces à destination des marchés européens, proviennent désormais de notre programme d’agriculture durable, Caring Dairy.
Nos vaches ne sont et ne seront pas clonées. Et nous faisons tout pour que leur bien-être s’améliore !
Comme vous pouvez le voir, c’est un document aussi sérieux que sympa… à notre image, n’est-ce pas ? ;)
Dans ce rapport, nous revenons sur tous les points positifs et négatifs de l’année 2006, en nous attardant particulièrement sur nos engagements et leur évolution.
Vous me direz, 2006, c’est loin. Mais revenir sur l’année précédente est un exercice intéressant, qui permet de se poser, d’avoir une vision d’ensemble et d’être transparent, bien que parfois c’est déplaisant. Et avouons-le, c’est aussi une bonne source d’infos pour les journalistes, les étudiants et même en interne. Cela fait 18 ans que nous nous efforçons d’en produire un par an.
Le fâcheux, en 2006 :
Nos fans américains se sont faits entendre. Ils nous ont interdits d’utiliser des œufs provenant de poules élevées dans des cages. Seul hic, aucun fournisseur « cage-free » nord-américain n’avait la capacité de production suffisante pour un client comme nous. Un vaste plan de migration a été mis en place et tout devrait être réglé d’ici 2010. En Europe, nos ptites poules sont déjà bien loties : 0 cage !
Aux États-Unis, retour au packaging blanchi au chlore, avant tout pour des problèmes de rupture de stock. De plus, l’adoption des nouveaux packaging a permis de réduire de 1000 tonnes par an nos déchets. Et pour finir, notre nouveau fournisseur a présenté un ambitieux programme de recherche. Un pot sans plastique d’origine fossile – ce qui sert à bien isoler le pot – est à l’étude.
La classe, en 2006 :
Ben & Jerry’s, l’entreprise la plus responsable des États-Unis. Et ce n’est pas nous qui le dites mais les participants d’un sondage réalisé par Golin Harris.
Pour compenser nos (et vos) trajets en avion : Cool Your Jets. Pour chaque déplacement, un ticket de compensation CO2 peut être acheté et réinvesti dans des projets d’énergies renouvelables.
Grosse mobilisation pour une meilleure répartition du budget fédéral américain : moins pour la défense, et plus pour la santé et l’éducation. Et bien évidemment comme support de communication, une nouvelle glace : American Pie (tarte aux pommes).
1 587 917 dollars donnés à la Fondation Ben & Jerry’s, soit une augmentation de 9% comparé à 2005.
Je ne sais pas si c’est aussi le cas pour vous, mais j’adore les making-of, les reportages du type « comment c’est fait », les coulisses… Voici donc une visite au royaume des glaces, des vaches, des bébés glaces et des bébés vaches !
En 1978, Ben et Jerry n’ayant que quelques dollars en poche, la plupart des ingrédients de leurs glaces provenaient… d’échantillons !
Rassurez-vous, nos méthodes ont bien changé depuis : en plus de la priorité donnée à la qualité des ingrédients, le choix des fournisseurs n’est pas anodin. Il y a 20 ans, Ben et Jerry sont partis d’un constat simple :
7,5% des bénéfices de l’entreprise sont reversés à la Fondation Ben & Jerry’s, qui les ré-investie ensuite dans des projets sociaux ou écologiques. C’est bien, mais ces sommes représenteront toujours moins que nos dépenses fournisseurs. D’où deux possibilités :
Vendre nos glaces beaucoup plus cher et ainsi augmenter la marge, par conséquent les bénéfices (pas sûr !), et donc la part reversée à la fondation
Sélectionner prioritairement des fournisseurs œuvrant pour le bien de tous.
Nos glaces n’étant pas vendues au prix de l’uranium enrichi, vous aurez deviné que c’est la 2nde voie qui a été retenue, celle que nous appelons « value-led ». « Value-led » pour porté par des valeurs autres que la simple recherche de profits, bref : durable ! Et concrètement ? Voici quelques exemples :
Les délicieux brownies de Chocolate Fudge Brownie ?
Ils sont produits par Greyston Bakery, une société située dans le Bronx qui emploie des personnes en difficulté. L’histoire de Greyston fera l’objet d’un billet à venir.
Le lait et la crème ?
Aux Etats-Unis, nous faisons appel à des coopératives locales de fermes familiales, dont les vaches ne sont ni clonées ni dopées aux hormones ! Nous avons envisagé de passer à du 100% bio mais pour nos produits ce n’était pas viable commercialement. Nous avons cependant maintenu une gamme bio sur ce marché historique.
En Europe, nous avons mis en place le programme Caring Dairy qui forme des fermiers à une agriculture durable. Le but est d’atteindre l’équilibre entre le développement humain, la préservation de l’environnement, le bien-être animal, et… la viabilité économique. Pour résumer les critères sont les plus proches possible du bio tout en veillant à ce que le fermier reste compétitif sur le marché classique, ce qui lui permet d’être indépendant vis à vis de nous et du programme Caring Dairy.
Le commerce équitable permet d’être sûr que les producteurs reçoivent réellement leurs parts du gâteau. [...] Personne ne souhaite acheter un produit qui est le fruit de l’exploitation d’une autre personne.
Les pots de glace utilise du carton sans chlore, ce qui permet d’éviter que cette substance peu aimable se retrouve dans votre corps. Les serviettes que vous nous distribuons en boutique sont faites de papier recyclé.
Ni tout vanille, ni tout chocolat
Nous sommes néanmoins conscients que nos dépenses ne sont pas toutes consacrées à des filières durables. Nous le reconnaissons et y travaillons : de nouveaux ingrédients seront prochainement labellisés commerce équitable, nous étudions la possibilité d’utiliser des matériaux recyclés pour nos pots de glace, et nous cherchons en permanence à donner davantage de sens à nos dépenses fournisseurs. Et si certains de nos fournisseurs ne sont pas encore « value-led » cela ne nous empêche pas pour autant de vous proposez des glaces à base d’ingrédients naturels. D’ailleurs si vous avez en tête des exemples de bonnes pratiques qui pourraient renforcer nos engagements, n’hésitez pas à nous en faire part !
Nous vous avons parlé dernièrement d’une organisation au doux nom d’Association de Défense des Vaches Maltraitées (ADVM).
En voyant une vache descendre à péniche la Seine, j’étais à 2 doigts de les appeler :
Mais lorsque j’ai appris que Titine était enceinte et qu’elle devrait être aimable pendant toute la durée du Salon de l’Agriculture, j’ai presque regretté que l’ADVM soit fictive !
Plus sérieusement, le Salon de l’Agriculture ouvre ses portes ce week-end et cela pour une bonne semaine. N’hésitez pas à aller y faire un tour si vous souhaitez être (exceptionnellement ?) au contact des animaux de la ferme !
Nous avons cependant préféré que nos vaches restent aux Pays-Bas. En effet, la balade en péniche ou les relations publiques ne font pas partie du programme Caring Dairy…