De la gourmandise - 1ère partie

gourmandise

En effectuant des recherches sur le thème de la gourmandise, je suis tombé sur un excellent mémoire intitulé "la gourmandise et l'œuvre de Roald Dahl". J'ai donc décidé de chercher à en savoir un peu plus sur ce désir gustatif que nous connaissons si bien...

Dans le ventre de la mère, le fœtus est déjà habitué à consommer des molécules d'aliments, conditionnant en partie ses goûts futurs. Des goûts qu'il baladera peut être à vie, bien que tout ne soit pas joué dès l'enfance, loin de là. Mais nos goûts sont très liés à notre vécu, à notre culture, et à ce qu'il est concevable, moral ou bon de consommer.

Nos goûts sont en partie faits de réminiscences. Le sucré plaît tant, car il rappelle inconsciemment le lait de la mère, et en général des moments heureux et innocents de l'enfance : le goûter d'anniversaire, la récré, la glace après le manège... ;)

Et comme si cela ne suffisait pas, le sucré rend notre cerveau euphorique. En effet, des études ont montré que la prise d'aliments sucrés ou de drogues dérivées de l'opium stimulent la même zone du cerveau. Le choc est tout de même bien moins fort avec du sucré ;) Cet "euphorie du sucré" pourrait donc expliquer pourquoi un bébé a instinctivement un "sourire aux anges" lorsqu'il entame ou finit son biberon.

Voilà un plaisir que les enfants savent s'accorder : ils n'y vont pas par 4 chemins pour assouvir leurs désirs gourmands, alors que nous autres adultes, ressentons en général du plaisir, certes, mais aussi de la culpabilité (avant, pendant, après). Et c'est justement ce que nous verrons dans la 2nde partie de cet article...