
3ème et dernière partie du dossier consacré à l’autopartage…
Rendez-vous avec Daisy. J’ai pu confirmer cela une heure avant, par internet. Son agenda est accessible en ligne et ses disponibilités sont donc visibles immédiatement…
15h, me voilà en face de la bête, qui réside près des Grands Boulevards, où selon Mobizen, elle « mène la grande vie parisienne » :
Mais « comme toutes ses voisines ont beaucoup de mal à
trouver une place où se garer, elle est une star de son quartier ». C’est justement ce que nous verrons un peu plus bas…
Pour ouvrir la portière de Daisy, pas de clé. À la place, une carte de membre Mobizen, que j’ai reçue par courrier après l’inscription. Nul besoin de se déplacer en agence. Un passage de la carte sur le pare-brise, et la portière s’ouvre. Idem pour refermer la voiture.
La clé de contact, quant à elle, est cachée sous le volant et reliée à un fil :

Pour des raisons de sécurité, quelques minutes après avoir ouvert la portière, la clé de contact n’est plus utilisable. Il faut alors repasser la carte magnétique sur le pare-brise, puis se servir de la clé. J’ai bien entendu dépassé le délai, distrait que j’étais à découvrir l’habitacle ou à lire le carnet de santé de Daisy, ainsi que la notice bien utile de Mobizen :
Une fois le contact enclenché, vous roulez sur une barrière qui réserve la place jusqu’au retour :

Ne pas oublier de relever celle-ci grâce à la télécommande qui se trouve à l’intérieur de la voiture. Sinon la place pourrait être occupée par une autre voiture, et cela malgré le marquage « autopartage » au sol.
Daisy sait recevoir, dans un habitacle confortable, rempli d’attentions bien agréables comme un cable audio pour brancher sa musique :
Un porte milk-shake :
Des réhausseurs sont intégrés dans les sièges arrière pour les petits veaux (pas pris de photo, désolé, mes veaux étaient à l’école).
Je n’ai pas vérifié si un gilet de sécurité fluo s’y trouvait, car j’ai apporté le mien :
Sur la route, c’est une citadine rapide et confortable, qui doit faire le 0 à 50 km/h en un rien de temps ;)
L’essence n’est pas à payer, mais il est recommandé de faire le plein si la jauge de carburant passe en dessous d’1/4. Pour cela, vous trouverez une carte pour faire le plein gratuitement dans un réseau de stations essence :

L’assurance est également comprise dans le tarif de location. Mais il y a une franchise en cas de sinistre, donc évitez les rodéos avec Daisy et ses amies…
À mon retour, le seul hic de tout le trajet : un scooter s’était garé sur la place. Mais l’assistance téléphonique a été très efficace pour régler ce problème – je ne vous dirai pas comment ;) – et le retard engendré n’a pas été décompté sur la facture.
À vos marques, prêts, louez ?
Quelques conseils si vous êtes tentés par l’expérience (que je vous recommande chaudement) :
- Bien lire la notice, lors de la réservation, juste avant de prendre la voiture. J’ai été un peu dérouté au moment d’ouvrir la voiture, d’enclencher le contact, de relever la barrière… c’est un nouvel usage à assimiler, et on a beau être séduit par le concept, il faut s’y faire.
- Prévoyez large côté horaire, surtout si c’est la 1ère fois. Le temps de vous faire à la démarche (cf point précédent), de vous dépatouiller dans le trafic citadin (je vais définitivement plus vite en vélo !), et d’avoir une marge en cas de bug, comme ce que j’ai connu avec le scooter. Mais aussi pour ne pas empiéter sur le créneau horaire du conducteur d’après.
- N’oubliez pas de relever la barrière lorsque vous entamez votre trajet en voiture. À mon avis, un débutant sur 2 doit oublier ;)
Je renouvellerai sans hésiter l’expérience, pour les 3 ou 4 fois par an où j’ai réellement besoin d’une voiture. Et si je venais à devoir m’en servir plus régulièrement, j’opterais pour une offre plus complète, quoique plus « engageante ».
Voilà, c’était le dernier article de notre dossier consacré à l’autopartage, dont le développement en France et à Paris me réjouit, aussi bien pour des questions écologiques, financières que personnelles !
Sommaire :
- Présentation de l’autopartage
- Les offres en France et à Paris
- Essai d’une voiture autopartagée : Daisy de Mobizen






