L'autopartage : présentation

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En 2005, dans le livre 80 hommes pour changer le monde, je découvrais l'histoire de Flexcar, une société américaine d'autopartage. Et je me suis demandé quand un service aussi utile arriverait en France et à Paris...

L'autoparquoi ?

À ne pas confondre avec le covoiturage (un trajet en voiture, dont le coût est partagé à plusieurs), l'autopartage est une sorte de vélib/velov mais pour les voitures.

Une voiture individuelle de citadin sert rarement plus de 2h par jour, et le plus souvent, la garer est un sacré exercice de patience. Sans oublier le coût de l'assurance, du carburant, et des visites chez le garagiste...

En réponse à ces contraintes et au gouffre financier que représente une automobile, un système d'autopartage vous propose de louer très facilement une voiture pour de courtes durées (à partir d'1h).

C'est facile, pratique et rapide

En général, le mécanisme est le suivant :

  • Vous vous inscrivez au préalable à un système d'autopartage. Certains nécessitent de s'abonner mensuellement, d'autres pas. Les tarifs, formules, et véhicules différent entre chaque "fournisseur" (c'est ce que nous verrons dans la 2ème partie de l'article)
  • Vous choisissez la voiture de votre choix, le lieu, l'horaire de départ et d'arrivée.
  • Vous procédez à la réservation par internet ou par téléphone, et cela jusqu'à quelques minutes avant le créneau horaire choisi.
  • Nul besoin de passer par une agence et d'y poireauter 20 min... votre voiture vous attend, garée dans une rue à proximité, ou dans un parking. Une carte vous permet d'ouvrir la portière, et d'accéder à la clé de contact.
  • Une fois la balade terminée, vous garez la voiture à l'endroit où vous l'avez prise, ou bien dans une autre station, selon le système d'autopartage choisi.
  • Et c'est tout :)

C'est pour qui ? C'est pour quoi ?

J'ai beau être accro à mon vélo, et vivre en centre ville, il m'arrive d'avoir besoin d'une voiture 3-4 fois par an. Par exemple, pour aller chercher des meubles scandinaves, pour aller à une fête chez les cousins qui habitent dans une banlieue mal desservie, ou pour partir en week-end à la campagne...

L'autopartage attire également des professionnels qui ont un besoin très ponctuel mais flexible de la voiture. Par exemple, pour aller chercher une fois par semaine, à l'aube, des produits frais à Rungis.

Pas super écolo, la voiture ?

Si quelques unes des voitures "autopartagées" en France carburent aux énergies alternatives, je n'ai pas encore trouvé d'offre dont le parc est constitué exclusivement de voitures à moteur hybride, comme ce que proposait Flexcar.

Cependant, l'autopartage a bien un impact bénéfique d'un point de vue environnemental :

  • Moins de voitures en ville : selon une étude proposée par la Mairie de Paris, environ 3/4 des personnes adhérant à un système d'autopartage et possédant une voiture avant leur adhésion, s'en séparent ensuite.
  • Moins de kilomètres effectués : avec l'autopartage, l'on se sert de la voiture uniquement lorsque l'on en a véritablement besoin, et non plus par confort ou par paresse... L'étude de la Mairie de Paris confirme cela, chiffres à l'appui.
  • Moins d'émissions par voiture et par km : les véhicules autopartagés ont rarement plus de 6 mois. Ils sont donc aux normes et polluent moins qu'une veille tuture, péniblement entretenue.

Start your engine ?

Je vous laisse, j'ai rendez-vous avec une voiture nommée "Daisy", pour une petite balade-essai. Je vous raconte tout dans la suite à venir de cet article... :)

Nous parlerons aussi des 3 offres d'autopartage actuellement disponibles à Paris, alors que fameux autolib' commence à pointer le bout de son nez...

 

Sommaire :

  1. Présentation de l'autopartage
  2. Les offres en France et à Paris
  3. Essai d'une voiture autopartagée : Daisy de Mobizen